Nouvel an, nouvelles aventures. En ce lundi 1er janvier, c’est le Prix du Croisé-Laroche qui a été choisi pour servir de support aux paris à la carte. Cette épreuve, qui se dispute sur les 2.850 mètres de la grande piste, réunit dix-sept trotteurs de 7 à 8 ans. Avant le coup, il est difficile de ne pas accorder sa préférence à la plus argentée, Babylone Seven.
Babylone Seven (17 – Jean-Michel Bazire) a débuté ce meeting d’hiver de la plus belle des façons. Après avoir terminé à la deuxième place du Prix Murat, une épreuve analogue, elle a, dans la foulée, remporté un événement, le Prix d’Amboise.
C’est donc tout logiquement qu’elle va rallier la majorité des suffrages ce lundi 1er janvier, dans le Prix du Croisé -Laroche, qui servira de support aux paris à la carte. Longtemps indélicate, elle semble s’assagir quelque peu. Elle est actuellement dans une bonne passe, à l’image de son mentor. Certes, elle aura la lourde tâche de rendre la distance, mais les chevaux qui sont devant ne sont pas des foudres de guerre. Jean-Michel Bazire se montre optimiste au sujet de sa pensionnaire : « Très longtemps arrêtée, elle retrouve peu à peu son meilleur niveau. Après une honorable rentrée à Vincennes, elle avait fini vite derrière Bauloise Haufor ensuite avant de s’imposer très sûrement en dernier lieu. Elle n’a pas été du tout marquée par cette sortie. Certes, elle devra rendre vingt-cinq mètres mais elle peut doubler la mise. Bon Jenilou reste un sérieux client en tête. »
Le multiple Sulky d’Or semble craindre Bon Jénilou (12 – Bernard Piton). Il y a de quoi ! En se penchant sur sa musique, on constate que c’est un peu tout ou rien. Soit il termine dans les trois premiers, soit il est disqualifié. En outre, il va évoluer pieds nus pour la première fois. Il est très bien placé au premier échelon. Seul bémol : il va découvrir la grande piste du plateau de Gravelle. Comment va-t-il se comporter ? S’il s’y adapte d’entrée de jeu, il faudra certainement compter avec lui. C’est ce que pense son entraîneur, Bernard Piton : « Ce trotteur peu précoce avait cependant toujours dévoilé des moyens. Je ne pensais pas le recourir après sa victoire du 21 décembre à Meslay-du-Maine. Mais il a parfaitement récupéré et les conditions aux gains ici sont rêvées. Il se plaît sur les grands anneaux, d’autre part. Je ne crains dès lors pas le profil sélectif ici. Il sera déchaussé complètement, cette fois. J’envisage le succès.»
A son affaire durant l’hiver, Bacchus d’Ela (9 – Franck Ouvrie) semble moins tranchant cette année. Maintenant, il a été arrêté depuis le 11 août dernier, après sa victoire devant Bon Jénilou, qui détient une première chance ici. Avec quatre courses dans les jambes, il devrait être capable de réaliser une bonne performance. Jugé sur ce qu’il a fait de mieux, il a une belle carte à jouer. Les deux pensionnaires de Damien Bonne, à savoir Bill Bonnetière (3 – Sébastien Ernault) et Bon Grain Tivoli (4 – Damien Bonne) sont de valeur équivalente. Le premier est irréprochable sans ses fers aux postérieurs (7 fois dans les quatre premiers en autant de tentatives). Le second vient de jouer de malchance dans l’une des courses de référence, alors qu’il s’annonçait menaçant. Les deux ont largement leur place à l’arrivée, à l’image de Belle du Matin (5), pour la première fois confiée à Eric Raffin. Basic Instinct (2 – Geert Lannoo), qui se montre intraitable déferré des quatre pieds (7 fois sur le podium en huit tentatives), monte de catégorie, mais il est dans une telle forme qu’on ne peut le négliger.
Source : paris-turf.com
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