Tiégo d’Etang possède la classe pour faire un beau vainqueur de Prix de Cornulier. Mais l’épreuve-reine du trot monté a l’habitude de nous réserver des surprises…
Depuis les victoires de Jag de Bellouet (2004, 2005, 2006), il semble difficile d’établir un portrait-robot du vainqueur du Cornulier. Entre Singalo (2013), un bon spécialiste de la discipline, Quif de Villeneuve (2012), qui profita de sa forme éblouissante du moment pour s’imposer pour sa première sortie sous la selle, Olga du Biwetz (2011), pour qui ce fut le couronnement d’une carrière exemplaire, ou encore One du Rib (2010), dont la victoire, trois ans après son premier titre dans l’épreuve, mettait avant tout en exergue les talents de metteur au point de Joël Hallais, peu de points communs. On l’aura compris, le Prix de Cornulier a l’habitude de nous réserver des surprises. Cette édition 2014, qui semble franchement ouverte (encore plus depuis le retrait de Vision Intense), ne devrait pas échapper à la règle.
Capable de briller au plus haut niveau dans les deux spécialités, Tiégo d’Etang (13) revient dans une épreuve où, grand favori l’an dernier, il n’avait pu faire mieux que quatrième après avoir été pris de vitesse en début de parcours. Si on aurait préféré revoir le pensionnaire de Christian Bigeon sous la selle depuis cette édition 2013, on devra contentera de son très bon comportement dans les « B » (en particulier dans le Bourgogne, où il a fourni une magnifique fin de course) pour lui faire confiance. On aurait peut-être aussi aimé le voir pieds nus (comme ce sera sûrement le cas dans le Prix d’Amérique). Malgré tout, le fils de Chaillot possède une telle classe que sa victoire redonnerait sans nul doute un peu de clinquant au palmarès de l’épreuve.
Le nom de Save The Quick (16) ne dépareillerait pas non plus. Deuxième en 2012, sixième en 2013, cette double lauréate de groupe I (monté et attelé) mériterait une consécration comme celle-ci. Lauréate du Prix Jules Lemonnier, la préparatoire toute indiquée pour ce Cornulier, fin décembre, puis très bonne finisseuse dans le Belgique, c’est peut-être la bonne année pour la fille de Jasmin de Flore et, une semaine avant un certain Up and Quick, pour le couple Philippe Delon- Franck Leblanc.
Les deux premiers de l’édition 2013 sont en embuscade derrière. Singalo (15) vient défendre son titre. Comme l’an dernier, il sera ferré. Deuxième, « en marchant sur des oeufs », du Jules Lemonnier, il a fini par s’enlever dans le Prix du Calvados, ultime répétition avant le Cornulier, où il rendait la distance. Pas simple à juger, sa candidature bénéficienénamoins des propos de Louis Baudron qui estime que sa préparation a été idéale. Quarry Bay (15), qui a échoué de pas grand-chose l’an dernier, affiche une superbe régularité sous la selle. Il faudra la battre pour l’emporter. Sur le dos de la jument, Camille Levesque affronte son frère Thomas, associé à Ulysse (6), net vainqueur du Prix du Calvados début janvier. Lauréat du Prix de Normandie (G. I) en septembre, sextuple vainqueur de groupe II dans la discipline aussi, le fils de Love You est un « pur » trotteur monté. Nul doute que la victoire de Camille ou Thomas, rajoutant un nouvel épisode à la saga Levesque, déclencherait un bel enthousiasme.
Pour compléter sa sélection, on pourra penser à la véloce Santa Rosa France(11), déferrée des postérieurs pour la première fois au monté, à Roxane Griff (17), désormais barrée à ce niveau à l’attelé, mais qui sera, elle, pieds nus, à Utoky (5), qui s’est racheté dans le Calavados après son décevant échec dans le Jules Lemonnier, ou encore à Twist des Caillons (7), qui a très facilement enlevé « le Cornulier des apprentis » pour son retour sous la selle fin décembre. Pour finir, on glissera un mot sur Taïga du Rib(10), présentée par Monsieur Cornulier, Joël Hallais (huit succès comme entraîneur), et sur la très bonne Marielles (12), qui va faire ses premiers pas dans la spécialité avec pour objectif de prendre des gains en vue du Prix d’Amérique.
Source : paris-turf.com
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