C’est un Prix de Cannes (D – +20 – 4A – 1.500 m, GP) très compliqué à déchiffrer qui nous est proposé vendredi à Cagnes-sur-Mer. Pour se rassurer, on peut partir du haut du tableau qui dispose d’une ligne commune assez intéressante.
Le Prix du Ruisseau des Ouies du 13 décembre dernier (Deauville, PSF), disputé sur la distance qui nous intéresse, met en évidence les candidatures des trois chevaux du haut du tableau. Bon deuxième de ce handicap d’un calibre assez similaire, Serez (1) a confirmé ce jour-là sa belle régularité. Cet ancien Augustin-Normand, acheté à réclamer en septembre, ne déçoit toujours pas depuis qu’il est passé sous l’entraînement de Patrick Khozian. « Je l’avais vite couru après sa réclamation pour mieux le situer, explique ce dernier. Battu par une élève de Jean-Claude Rouget ce jour-là, il a pris sa revanche sur cette dernière dans une B en terrain assez souple, puis a bien couru à Deauville. Il part assez vite et peut être rapidement bien placé. » Sur un terrain (annoncé) souple où il a fait ses preuves, il fait figure de base de jeu tout à fait acceptable.
Troisième, après un bon effort final, de ce même handicap deauvillais, Pont Marie (2) peut lui aussi être repris avec pas mal de confiance. Ce sujet régulier et expérimenté a tout du bon cheval de handicap. « Il dispose d’un bon engagement ici, estime d’ailleurs son propriétaire Patrick Barbe. Il est bien corde à gauche, peut-être même meilleur qu’à main droite. » Seulement sixième de cette course de référence, Bilge Kagan (3) s’était néanmoins montré courageux après avoir été mené de manière offensive. Remarqué dans un gros handicap cet été à Deauville (4e), il semble donc encore compétitif malgré une valeur revue à la hausse (+ cinq livres).
Dans ce quinté extrêmement ouvert, Zor (10), qui retrouve une situation au poids particulièrement intéressante, aurait néanmoins sûrement préféré une piste plus profonde qu’annoncée. Raccourci cet automne, Attention Baileys (4) semble avoir trouvé son sport. Mais, après un break de deux mois et demi et quatre kilos de plus à porter que la dernière fois, sa tâche semble plus difficile cette fois. Matorio (9) a laissé une très belle impression lors de sa dernière sortie sur le sable de Deauville : on a envie de la revoir dans cette catégorie supérieure. Castré cet automne, Cape Bosco (7) a effectué un retour gagnant, sur le sable de Deauville, début décembre. Il va découvrir les handicaps à un poids de méfiance… Débutant tardif, White Clouds (14) semble progresser à chaque sortie : s’il découvre ce niveau, c’est un outsider amusant.
Source : paris-turf.com
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