28 décembre 2013 archives

Quinté+ du lundi 30 décembre : Trinité du Mont a la pointure

Paris-TurfLundi à Vincennes. A l’occasion du Prix de Charleville, le quinté sera disputé sur le parcours du Prix de Bourgogne (2.100 G.P Auto), mais nous redescendrons de plusieurs étages. Dans cette course d’un niveau assez modeste, il n’est pas évident de détacher de solides favoris mais nous accordons notre confiance à TRINITÉ DU MONT.

La fille d’Hugo Barbès sera pilotée par Éric Raffin pour la première fois de sa carrière. De toute évidence, TRINITÉ DU MONT (9) est dotée d’intéressants moyens sur les parucours de vitesse et se présente en forme optimale. ‘’Elle n’a pas eu une course dure pour s’imposer en amateurs il y a dix jours apprend son mentor Philippe Deroyand dans nos colonnes. Les courses se succèdent bien sur des parcours de vitesse. Cette fois, l’épreuve est européenne. Il faut toujours craindre les étrangers. La jument a juste fait de l’entretien. Elle n’est pas compliquée à driver. J’espère une course rythmée. Ainsi, elle donne sa pleine mesure. Elle sera déferrée des antérieurs.’’

Accordons aussi du crédit à TURQUOISE BLUE (8), pour qui ‘’les 2.100 mètres vont parfaitement lui convenir’’ dixit son mentor Stéphane Provoost qui s’est assuré des services de J-M.B. Déferrée des quatre pieds, la fille de Ganymède a déjà trotté 1’13’’ et fractions sur ce parcours. Si elle bénéficie d’un bon déroulement de course, elle devrait jouer un tout premier rôle.

Confiée à Tony Le Beller TSARINE D’AMILLIS (4) n’a, à ce jour, jamais déçu en deux essais à Vincennes sur les parcours de vitesse. Dans sa catégorie, il convient de la retenir dans un champ réduit.

TELLEMENT HAUFOR (1) peut-être plus efficace sur les parcours de tenue est la plus riche du lot, la mieux engagée et évoluera ‘’pieds nus’’. Il faut s’en méfier pour une place. Méfions-nous aussi de l’italienne NATALINA WISE (3) qui avait bien tenu sa partie sur les 2.700 m G.P. lors du précédent meeting d’hiver.

ANKY KIEVITCHOF (13) a fait preuve de courage récemment dans cette catégorie sur plus long. Sur une distance qui lui a souri par le passé, elle peut prendre un lot.

TA PRESENCE (7) a ‘’bien plu’’ à son mentor Franck Blandin, le 11 décembre ici même et a réalisé une bonne performance par la suite en province. Avec un bon parcours, elle semble en mesure de prendre une petite allocation même si sa marge de manœuvre semble réduite.

Que faire de TESSY D’YVILLE (11) qui avait été capable de marcher sur l’excellent pied de 1’12’’3 cet été, mais qui n’a pas été des plus emballante lors de ses deux dernières courses.

Source : paris-turf.com

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30/12/2013 – Vincennes – R1C2 – Prix de Charleville

Quinté+ – PMU.frAttelé – Femelles – Européenne – Course D (trot) – 48 000€ – 2100m – 16 partants – Cendrée – corde : à gauche – Grande piste – Départ : Autostart – Pour juments de 6 ans, n’ayant pas gagné 159.000. – Allocations : 21.600, 12.000, 6.720, 3.840, 2.400, 960, 480.

Difficulté de la course : Peu difficile

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Le piège à parieurs des « Courses spectacles » du PMU

Les turfistes ont su contrer les mesures qui les visent depuis l’ouverture des marchés en ligne, en 2010. Certes, les cotes des favoris se sont effondrées sous l’effet conjugué du triplement du nombre de courses et des nouvelles formules de jeux à foison. Personne ne s’est élevé pour rappeler l’organisateur public à ses engagements de prévention de la dépendance, mais nous savons les risques des jeux à répétition : nous avons sensiblement réduit nos enjeux pour miser sur les concurrents les mieux cotés et gagner plus. Au final, le produit des jeux du PMU est resté atone et, en cette année 2013, ils sont à la baisse alors que ses charges progressent à tout va. L’opérateur public se devait de réagir pour échapper à l’effet de ciseau. Voici comment.

Depuis quelques temps, les courses étrangères s’invitent à tout moment dans les programmes. Les parieurs avertis ne s’y intéressent guère. Mais elles occupent l’antenne à moindre coût et, à terme, permettront d’élargir la plage horaire de retransmission de midi à minuit, voire au-delà ; surtout, elles introduisent subrepticement la répétition de jeux au hasard. Nous savons bien qu’il est impossible de gagner durablement au turf en se fiant au seul hasard…, mais il se trouvera toujours quelques joueurs à s’y risquer pour se « refaire » dans la précipitation. Et l’application MyPMU qui « ne (le) quittera plus », pendant la pause déjeuner ou à la sortie du travail, l’incite déjà à passer ses jeux « dans son point de vente PMU ». Ce sont les deux à trois millions de français, les plus rentables, qui jouent au moins une fois par semaine, que le PMU espère convaincre de jouer toujours plus, au numéro de dossard, à la volée.

Cent trente cinq mille experts hippiques parient quotidiennement sur internet, notamment au Simple gagnant ou placé, et engagent 10% des enjeux annuels du PMU. Ces « traders industriels » du « course à course », comme disait M. Bélinguier devant l’Observatoire des Jeux, savent défendre leurs gains par des choix raisonnés et l’étude du ‘papier’. Dans l’immédiat, le nouveau site PMU.fr s’attache à leur compliquer la tâche en interdisant l’enregistrement simultané des Simples gagnants et des couvertures placées…, et ralenti la consultation des cotes des jeux placés à l’issue de deux fenêtres d’écran à clics multiples. Une incitation à parier gagnant sec, ou placé, les « yeux bandés », à colin-maillard !…

Bon an mal an, l’ensemble des parieurs verse trois milliards de dépôts au PMU (taux de recyclage de 1€ déposé pour 3.2€ de mises recyclées). En 2012, cet argent «frais » a été partagé entre l’Etat (990 M€), les Sociétés de courses (865 M€) et le PMU (610 M€) ; reste les 600 millions de gains nets des parieurs on-line et des points de vente. En 2015, le PMU isolera la masse des enjeux des traders sur internet, peu rentable, de celle du réseau en dur, très rentable. Un tour de passe-passe où le PMU captera à son profit 200 M€ de gains nets aux dépends des parieurs on-line !…, avec une entorse de taille aux règles européennes : le rétablissement de facto du monopole du PMU sur les points de vente.

Source : blogs.mediapart.fr

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