Le Prix Tantième, support du quinté de mardi à Chantilly, va nous permettre de plancher sur une épreuve de qualité. Mais attention, cette listed n’est pas plus simple à déchiffrer qu’un handicap. Et même si Sommerabend vient de se classer deuxième du Prix Perth (Gr. 3), et que Célébrissime (notre photo) est le tenant du titre, ils ne courent pas seuls, loin de là…
C’est touffu comme un handicap, c’est ouvert comme un handicap, mais c’est une listed race qui servira de quinté mardi, sur le gazon de Chantilly. Une épreuve de fin de saison, avec du terrain lourd et la légitime fatigue de fin de saison qui peut se faire sentir chez certains compétiteurs. Mais ne boudons pas notre plaisir d’échapper au traditionnel gros handicap et encourageons France Galop à poursuivre dans la voie privilégiant la qualité, la plus petite valeur de ce quinté n’étant pas inférieure à 39, voire 38… Les échellistes apprécieront.
Si Sommerabend répète sa dernière valeur (deuxième du Prix Perth, groupe 3, sur une piste collante), alors il devrait terminer sur le podium. On notera qu’en 47 de valeur il a terminé cinquième du Grand Handicap de Deauville, en bon terrain. On ne peut pas lui reprocher grand-chose, si ce n’est quelques échecs sur des pistes très arrosées. Et, lui, comme d’autres, n’a pas ménagé ses efforts lors de ses dernières sorties, ce qui laissent toujours planer un doute sur la récupération.
Célèbrissime, lui, n’aura pas l’excuse de la « course de trop »… Il n’a couru que quatre fois cette année et sa dernière sortie remonte à juillet. Pour sa rentrée, Freddy Head a prévenu : « Je sais qu’il s’agit du tenant du titre. Il court en général bien sur sa fraîcheur et le terrain lourd lui convient parfaitement. Cependant, il ne faut pas perdre de vue qu’il ne rajeunit pas et n’est sans doute plus aussi tranchant »…. Cela s’appelle mettre sortir le parachute. On rappellera toutefois que Célébrissime est invaincu en terrain collant ou lourd…
D’autres nageurs sont au départ de cette course ; l’anglais Boomshackerlacker, la Fabre Samana Cay, le Bary Ménardais (2e du Prix Edmond Blanc), le très en forme Hippolyte, et la grise Baie d’Honneur.
L’espagnol Cielo Canarias qui va faire connaissance avec la gadoue, mérite aussi une mention, ne serait-ce que pour sa victoire dans le Gran Premio de la Hispanidad, une épreuve qui tenait la route (son dauphin a ensuite gagné une « D » à Toulouse). Et puis, il serait imprudent de négliger les allemands Maningrey, Combat Zone, voire aussi Daring Storm, tous capables de se transcender sur les pistes pénibles de fin de saison.
Source : paris-turf.com
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